F1 - Hockenheim : une course à oublier !

Alors que nous sommes déjà à 67 tours de la mi-saison, l'attention des équipes va de plus en plus se porter sur le développement des monoplaces 2019. Sauber l'a déjà annoncé en marge de week-end et des équipes comme Williams, Force India ou encore McLaren devraient suivre le mouvement d'ici très peu de temps.

Le tour de formation nous permet de faire un point sur les choix pneumatiques de chaque pilote. Dans le Top 10, tout le monde est logiquement en ultra tendres (violets). Dans l'autre moitié de tableau, tous les pilotes sont tendres (jaunes) sauf Ocon qui est en ultra tendres et Ricciardo en médiums (blancs).

Au départ, Vettel garde le bénéfice de sa pole position et s'engouffre en tête dans le premier virage. Derrière, Charles prend un très bon départ mais il se fait dépasser à l'épingle par Perez qui a profité d'un ralentissement des trois pilotes devant lui pour prendre l'avantage.
Au quatrième passage, le Monégasque perd une autre position mais c'est logique puisque c'est au profit de Lewis Hamilton.

Entre le cinquième et le quinzième tour, Charles est un petit peu plus rapide que Sainz (grâce au DRS) mais il ne parvient pas à revenir assez près pour tenter quelque chose. Le Monégasque emmène une nouvelle fois Fernando Alonso dans son sillage.

Toujours dans ce quinzième tour, Räikkönen ouvre la vague des arrêts aux stands et il en profite pour ressortir juste devant Hamilton. Pour le moment, la stratégie est parfaite.

Du côté de Charles, il faut attendre le vingt-troisième tour pour le voir changer ses pneus. Le Monégasque ressort dix-neuvième en tendres (jaunes) alors que les Renault et les Haas sont reparties en médiums (blancs). Est-ce la bonne stratégie ?

En trois tours, il dépasse les deux Toro Rosso, les deux Williams et la Force India d'Ocon. A la mi-course, Sainz a deux secondes d'avance sur le Monégasque qui gagne une autre position, profitant de l'abandon de Ricciardo qui n'avait plus de puissance.

Au fur et à mesure des tours, Charles revient sur Sainz au point d'être à 5 dixièmes de lui. Malheureusement, Ericsson lui fait perdre tout espoir en le bloquant pendant un tour alors qu'il ne s'est toujours pas arrêté.
Le tarif ? Une seconde et demie de perdu et tout est à refaire !
Une petite consigne d'équipe aurait été bien judicieuse...

Quarante-cinquième tour, il pleut !
Charles se rue dans les stands et il est le premier à passer les intermédiaires (verts) en espérant que la pluie s'intensifie. C'est peine perdue. En trois tours, il détruit totalement ses pneus alors que la petite averse semble être déjà passée. Il n'a pas d'autre choix que de passer une troisième fois par les stands pour mettre des ultra tendres (violets) mais c'est encore le mauvais choix !

En effet, la pluie redouble d'intensité pile à cet instant et avec des pneus pour piste sèche, il est quasiment impossible de rester sur la piste. Charles fait même un passage dans l'herbe après le virage 3 mais avec deux tours de retard, il se sûrement que la course est déjà perdue quoi qu'il arrive.

Au cinquante-deuxième tour coup de tonnerre : Vettel abandonne !
Celui qui était largement leader de la course a bloqué ses roues dans le stadium et il s'est sorti tout seul comme un grand ! La déception de celui qui pourrait être le co-équipier de Charles l'an prochain est énorme !

La Safety Car est déployée le temps de dégager la Ferrari. On se dit alors que Charles a peut-être une chance de se dédoubler, mais avec deux tours de retard c'est impossible à moins qu'il reste au moins 8 tours ce qui n'est pas le cas.

La course est relancée pour les 10 derniers tours mais Charles n'as en toute logique, pas eu le temps de rattraper le peloton. Au moment où le drapeau vert est brandi, il accuse encore une minute de retard sur Vandoorne qui est treizième. Pire, le calvaire continue puisque dans le premier tour suivant la rentrée de la Safety Car, il perd dix secondes et trois places supplémentaires. Le voilà dernier.

Le reste de sa course est anodine, tellement il se retrouve loin des autres pilotes. Il termine finalement quinzième (Alonso a abandonné dans le dernier tour) quand Ericsson sorti de nulle part, marque 2 nouveaux points pour Sauber !

Sous le drapeau à damiers, Hamilton remporte une victoire qui lui tombe du ciel et en profite pour infliger un 25 - 0 à Vettel qui peut s'en mordre les doigts. Il s'est sorti comme un débutant. C'est peut-être le tournant du championnat.

En ce qui concerne Charles que peut-on dire ? La stratégie a été mauvaise mais de toute façon, il n'arrivait à dépasser Sainz. Il aurait quoi qu'il arrive terminé hors de la zone des points, même si la piste avait été sèche du début à la fin.

Parfois il faut savoir perdre et cela fait parti de l'apprentissage.
Il reviendra plus fort en Hongrie et soyez au rendez-vous parce que c'est dès la semaine prochaine !

Classement de la course : 
01. L.Hamilton (Mercedes) Vainqueur
02. V.Bottas (Mercedes) + 4''535
03. K.Raikkonen (Ferrari) + 6''732
04. M.Verstappen (Ferrari) + 7''654
05. N.Hulkenberg (Renault) + 26''609
06. R.Grosjean (Haas) + 28''871
07. S.Perez (Force India) + 30''556
08. E.Ocon (Force India) + 31''750
09. M.Ericsson (Sauber) + 32''632
10. B.Hartley (Toro Rosso) + 34''197
11. K.Magnussen (Haas) + 34''919
12. S.Vandoorne (McLaren) + 46''617
13. C.Sainz (Renault) + 53''069
14. P.Gasly (Toro Rosso) + 1 tour
15. C.Leclerc (Sauber) + 1 tour
16. F.Alonso (McLaren) + 1 tour
17. L.Stroll (Williams) OUT
18. S.Vettel (Ferrari) OUT
19. S.Sirotkin (Williams) OUT
20. D.Ricciardo (Red Bull) OUT

TOP 5 du championnat pilotes :
01. L.Hamilton : 188 points
02. S.Vettel : 171 points
03. K.Raikkonen : 131 points
04. V.Bottas : 122 points
05. D.Ricciardo : 106 points
...
15. C.Leclerc : 13 points
17. M.Ericsson : 5 points

Classement du championnat des constructeurs : 
01. Mercedes : 310 points
02. Ferrari : 302 points
03. Red Bull : 211 points
04. Renault : 80 points
05. Force India : 59 points
- Haas : 59 points
07. McLaren : 48 points
08. Toro Rosso : 20 points
09. Sauber : 18 points
10. Williams : 4 points

Déclaration de Charles après l'arrivée :
"C'est une course à oublier. Je suis vraiment très déçu. On s'est mal compris avec l'équipe car je ne voulais pas vraiment m'arrêter à ce moment-là pour passer les intermédiaires mais on l'a fait et je ne sais pas pourquoi. On va analyser ça et j'espère que ça n'arrivera plus.
J'ai eu plusieurs moments où je me suis fait peur car nous avons mis les intermédiaires trop tôt et quand il a commencé à vraiment pleuvoir nous n'en avions plus en réserve. Puisque nous n'en n'avions plus, la voiture était inconduisible avec des slicks."

Photo : sauberf1team.com

2 thoughts on “F1 - Hockenheim : une course à oublier !”

  1. Je n'ai pas vu la course because vacances lointaines . Mais j'ai passé 2 h à voir et à comprendre . Une fois de plus sauber (partie charles ) pèche par excès ...de risques . De nos jours , il y a au moins une safety par course . On ne prend pas un seul risque avant qu'elle ne sorte . Charles est plus vite de 5 à 7/10 au tour qu'Ericsson et celui ci termine près d'un tour devant avec 1 seul arrêt . Une quasi humiliation de stratégie . Ét le grand chef Picci qui veut Sauber 4eme l'année prochaine !! On rêve !
    Il leurs faut redescendre sur terre et vite . Si le contrat Ferrari / Charles est en stand by , ils vont finir par le ruiner . Marchionne son ardent défenseur est déjà parti . Charles doit se faire entendre maintenant .il en a déjá assez fait pour Sauber . Ecrou mal serré , des slicks seuls dispo sous la pluie , développement terminé , pas de consigne d'équipe ... la pente est descendante ...
    Bon , trop de "seum"... Ferrari vite .... --))
    ...Franck , une bonne nouvelle Svp ....-)

    1. on s'est aussi concentré sur la course et comme on l'a dit dans le résumé, même si Charles n'avait pas tenté de pari et que le temps était resté sec jusqu'à la fin, Charles n'aurait sans doute pas pu dépasser Sainz. Il était 1.5 devant et n'arrivait plus à revenir. Il était en tendres, Sainz en médiums. Donc possiblement des pneus en fin de vie. Pour les pneus intermédiaires, je comprends mieux pourquoi d'autres équipes n'ont pas pris la peine de rouler samedi. C'était pour économiser un train pour la course. L'erreur était déjà faite dès le samedi, le faire rentrer au moment où il est rentré ou trois tours plus tard c'était pareil. Il fallait rester en piste, ne pas s'arrêter du tout et continuer en slicks. Les erreurs de l'équipe commencent à faire beaucoup et on espère une grande nouvelle même si on ne sait rien du tout pour le moment.

      Au plaisir de vous relire ! :)

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