Charles dans Var Matin

Charles Leclerc : l’ART et la manière...
La semaine dernière il a arpenté le paddock F1 du Grand Prix de Monaco en long, en large et en travers. Aujourd’hui, il s'apprête à mettre le cap sur l’Italie pour un stage intensif de préparation physique et mentale chez Formula Medicine, le centre d'entraînement numéro 1 des as du volant. Ensuite, il reprendra son irrésistible marche en avant avec, chevillé au corps, l’espoir de continuer à empiler les succès.

A quatorze ans et demi, Charles Leclerc vit un rêve éveillé, entamé la saison dernière, à l’aube d’un automne qui allait s’avérer très fertile :
Coupe du monde KF3, Trophée Académy de la CIK-FIA, ERDF Masters de Paris Bercy : Et une, et deux, et trois victoires en majuscules !
En l’espace de quelques semaines, le petit génie Monégasque est ainsi parvenu à marquer de son empreinte la planète karting en réalisant un retentissant triplé à l’étage Junior.

Celui-ci se savait donc attendu au tournant, cette année, dans la catégorie supérieure. “Le KF2, c’est une puissance accrue d’une dizaine de chevaux, des pneus plus tendres et surtout, une concurrence très aguerrie puisque certains de mes adversaires ont cinq ou six ans d’expérience à ce niveau.” détaille-t-il.

Déjà le grand écart
La marche semblait très haute, d’autant qu’il fallait la gravir avec un châssis “débutant” produit par l’équipe automobile française ART GP. “Le tout premier exemplaire est sorti des ateliers en décembre”, poursuit Charles. “On a eu eu peu de temps pour les tests. Mais les premières courses nous ont vite rassuré. Manifestement, le potentiel est au rendez-vous.”

Pour preuve, cette série victorieuse qui n’en finit plus de s’étendre, que ce soit sur les pistes de la WSK Euro Series, à Sarno et Val d’Argenton, ou sur celles du championnat de France, à Varennes-sur-Allier et Angerville. De part et d’autre, le rouleau compresseur Leclerc a déjà fait le grand écart au sommet de la hiérarchie provisoire. Une surprise ?
“Oui et non. Face à une telle concurrence, ce n’est jamais gagné d’avance.
Mais puisque le matériel s’avère d’emblée compétitif...”

On imagine Nicolas Todt, son manager, plutôt satisfait.
“Qu’il soit content, c’est important pour moi puisqu’il me fait confiance”, conclut Charles. “Maintenant, il faut garder le rythme. Nous sommes actuellement en phase de préparation. Les choses sérieuses, en fait, elles débuteront cet été”.

Le championnat d’Europe, la Coupe du monde et le Mondial M18 se profilent en effet à l’horizon. Pour atteindre ces trois nouvelles cibles suprêmes, Charles Leclerc le sait : Mieux vaudra savoir allier régulièrement l’ART et la manière...