Quinze jours après la Chine et le podium de Hamilton, nous nous retrouvons au pays du Soleil-Levant, à Suzuka, sur ce circuit mythique qui, au fil de l’histoire, a offert de grandes batailles et révélé des as du volant. Nous retrouvons un format traditionnel pour cette course.
Ferrari retire son amélioration au niveau du halo à la suite d’une plainte de Mercedes, bien que la FIA ait validé la pièce. Mais un championnat ne se gagne pas uniquement sur la piste, nous le savons bien. La Scuderia dépose également une réclamation après le dernier Grand Prix contre les Flèches d’Argent, en raison de leur aileron avant qui se ferme en trois parties au lieu des deux autorisées. Réclamation entendue par la FIA, qui demande à l’écurie de modifier ce point : problème réglé.
L’aileron « macarena » devait être introduit pour cette course. Les Rouges décident finalement de s’en passer afin de fiabiliser le système de fermeture. Une fois ce point réglé, il devrait rapidement faire son apparition.
Passons maintenant au week-end. Les pilotes Ferrari ne connaissent pas un bon vendredi : Hamilton manque de confiance en sa voiture, évoquant des sensations similaires à celles de l’année dernière. Charles éprouve également des difficultés à trouver les bonnes sensations dans sa monoplace. Cependant, le rythme de course reste très prometteur.
Avant les qualifications, Norris installe son troisième pack de batterie autorisé pour la saison. Cela signifie que l’utilisation d’un quatrième entraînera une pénalité.
La frustration de Charles se manifeste lors des qualifications. Habitué, comme Verstappen, à exploiter la vitesse pure, le Monégasque pousse les limites mais ne parvient pas à signer le meilleur temps, se contentant de la quatrième place. À la radio, il explique être plus rapide dans les virages, mais perdre tout avantage en ligne droite. Pourtant, la FIA propose une solution immédiatement mise en place en qualifications : réduire le plafond d’énergie rechargeable par tour de 9,0 MJ à 8,0 MJ. Malgré cela, toute la grille, à l’exception des pilotes Mercedes, reste insatisfaite.
Au vu de cette nouvelle réglementation, la FIA se montre toutefois à l’écoute, et l’on espère qu’elle trouvera rapidement une solution afin de permettre aux vingt-deux meilleures pilotes d’exploiter pleinement leur potentiel.
Verstappen est éliminé en Q2 et ne montre ni frustration ni colère, seulement une certaine lassitude.
Concernant la course, celle-ci reste plutôt calme, contrairement aux deux premières. Les McLaren prennent un bon départ, mais Piastri et Charles s’élancent comme des boulets de canon, dépassant les deux Mercedes, encore en difficulté au démarrage suite à du patinage.
L’avantage de l’Australien et du Monégasque est de courte durée : Russell remonte progressivement et reprend la tête de la course. Antonelli progresse également, mais se retrouve bloqué derrière l’autre McLaren et la Ferrari n°16.
Les arrêts aux stands débutent, notamment chez McLaren, où les deux pilotes s’arrêtent à un tour d'intervalle. Charles passe également par la voie des stands. Quelques tours plus tard, Bearman, en tentant d’éviter Colapinto qui se décale sur la piste tout en faisant une grosse recharge de batterie, sort violemment de la piste. Il encaisse un choc de 50G latéraux et sort de sa voiture en boitant. Rapidement transporté à l’hôpital, il s’en sort finalement avec une contusion au genou : quelques jours de repos suffisent. La Safety Car est déployée. Russell vient de s’arrêter, ce qui crée une frustration audible à sa radio, ce qui profite à Hamiltion et Antonelli qui n'étaient pas encore passés par les boxs.
La course reprend ensuite dans un certain calme. Une bataille intense oppose Verstappen à Gasly jusqu’à l’arrivée, à l’avantage du Français. Une autre lutte a lieu entre les deux Ferrari, moins intense que lors des courses précédentes, bien qu’un nouveau contact survienne. Le Monégasque en sort une nouvelle fois vainqueur.
En fin de course, Charles tente de revenir sur Piastri, deuxième, sans succès, tandis que Russell essaie de lui ravir la troisième place. On constate également que Mercedes peine à s’imposer dans le peloton, mais devient extrêmement performante en piste dégagée. Il y a sans doute des failles à exploiter et, comme le souligne le Monégasque, la saison se jouera probablement sur les évolutions. Rien n’est joué, tout reste possible. Ferrari et ses pilotes peuvent encore viser le titre.
Antonelli devient le plus jeune pilote de Formule 1 à signer deux victoires consécutives et, depuis Ascari, le premier Italien à enchaîner deux succès d’affilée. Il prend également la tête du championnat pour la première fois de sa carrière. Et concernant le Charles, il égalise le nombre de podium de Raikkonen signé avec la Scuderia.
Enfin, rappelons que les Grands Prix de Bahreïn et de Djeddah sont annulés. Une rumeur évoque toutefois une possible reprogrammation de l’épreuve d’Arabie saoudite en septembre. En attendant, une pause d’un mois s’impose, durant laquelle les écuries vont travailler intensivement sur leurs monoplaces. La prochaine course se tiendra à Miami, avec une course sprint au programme.
Notes de CLF :
Cédric : 11| Chloé : 11 | Fred : 12 | Franck : 12 | Raphaël : 13
TOP 5 du championnat pilotes :
01. K. Antonelli : 72 points
02. G. Russell : 63 points
03. C. Leclerc : 49 points
04. L.Hamilton : 41 points
05. L. Norris : 25 points
Classement des constructeurs :
01. Mercedes : 135 points
02. Ferrari : 90 points
03. Mclaren : 46 points
04. Haas : 18 points
05. Alpine : 16 points
06. Red Bull : 16 points
07. Racing Bulls : 14 points
08. Audi : 2 points
09. Willians : 2 points
10. Cadillac : 0 point
11. Aston Martin : 0 point
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Photo : ferrari.com