Quinze petits jours après le podium de Singapour, nous nous retrouvons sur le continent américain, à Austin, aux États-Unis. Ce circuit est connu pour ses nombreuses bosses ainsi que pour son enchaînement rapide de virages. D'ailleurs plusieurs pilotes ont demandé mieux qu'un surfacage de la piste, mais une vraie correction en profondeur de certaines bosses. Ferrari y apporte d'ailleurs son dernier gros package aérodynamique de l'année. Cela n'empêche pas l'écurie de prévoir d'autres petites améliorations ici et là. D'ailleurs, Fred Vasseur déclare à la presse que l'équipe ne compte pas arrêter immédiatement le développement de la voiture, car ce travail constitue déjà une bonne base pour celle de l'année prochaine. Cette dernière devrait notamment bénéficier d'un turbo plus imposant que celui de cette saison. L'objectif pour l'année prochaine est clairement de gagner en vitesse de pointe tout en conservant les qualités de la voiture actuelle dans les virages lents.
Vendredi, Ferrari domine clairement les essais libres, avec Charles et Hamilton aux avant-postes et à chaque séance, une voiture rouge termine en haut de la feuille des temps. En qualifications, c'est Norris qui signe le meilleur chrono en Q1 mais Charles lui rend la pareille en Q2, malgré une vitesse de pointe parmi les plus faibles du plateau. Le moteur Fiat Panda.... Bref passons...
En Q3, d'après les explications du Monégasque, les deux pilotes ont du mal à mettre leurs pneus en température et perdent tout leur avantage dans les deux derniers virages. Malheureusement pour eux, ils doivent se contenter des quatrième et cinquième places sur la grille. La pole position revient à Antonelli, qui fonce vers le titre mondial, tandis que les deux Red Bull complètent le trio de tête... pour l'instant !
À l'extinction des feux, Charles et son coéquipier prennent un excellent départ. Ils ne font qu'une bouchée d'Hadjar et Charles se permet même de prendre la deuxième place à Verstappen. Même s'il la reprend au virage 15, la Ferrari semble compétitive alors qu'on s'attendait à la voir mangée en vitesse max.
En fin de course et munis de pneus durs, Charles nous offre un rythme de course spectaculaire et remonte à vitesse grand V sur Norris et Verstappen, respectivement deuxième et troisième. Alors que la Ferrari numéro 16 s'apprête à tenter un dépassement sur le Néerlandais, ce dernier plonge à l'intérieur du premier virage pour dépasser la McLaren. C'est très bien joué mais ça ne retarde l'échéance que de quelques tours. D'ailleurs, Charles ne fait qu'une bouchée de Norris avant de faire la même chose avec Verstappen à quelques tours de l'arrivée. Ça faisait longtemps que l'on avait pas vu Charles aussi rapide, aussi à l'aise, alors on se tait et on admire son récital.
Du côté d'Hamilton, c'est moins flamboyant. Après son arrêt aux stands, le Britannique ressort derrière Hadjar, qu'il dépasse rapidement mais il ne parvient pas à suivre le même rythme que son coéquipier. À quelques tours de l'arrivée, la voiture de sécurité virtuelle est déployée à la suite de l'abandon de Bottas et c'est finalement quatrième, à une seconde de Verstappen qu'il termine sa course.
Au championnat constructeurs, Ferrari conforte sa deuxième place. De son côté, Red Bull dépasse McLaren, les deux écuries se retrouvant à égalité de points. Au championnat des pilotes, Antonelli n'est pas encore sacré, mais il lui suffit de marquer au minimum deux points pour décrocher le titre.
Avec deux gros résultats en deux courses, Charles se replace dans le match au titre de Vice-Champion. Entre Russell deuxième et Charles cinquième, il n'y a plus que 9 points et 8 entre Hamilton et Charles alors qu'au plus dur de la saison, le Monégasque en comptait 44 de moins ! Tout un symbole. On peut aussi mentionner le fait qu'il a abandonné deux fois contre une seule pour son équipier, ce qui aide à rester devant.
Avec 5 courses restantes, la fin du championnat retrouve soudainement un regain d'intérêt et au final, c'est ça la F1 comme on l'aime ! Evidemment, on aurait préféré voir Charles à la place d'Antonelli. Mais dans notre malheur, on pense à Russell, qui a la meilleure voiture et qui est complètement écrasé par son jeune équipier de 20 ans. Avec son expérience et sa Mercedes, le choc psychologique doit être énorme. Ne parlons pas de Norris, champion l'an dernier et complètement hors du coup, même s'il a remporté deux courses qui sauvent sa saison. Ces deux situations doivent être encore plus dures pour leurs fans que celle qui est la nôtre depuis 2018. Le temps nous dira si nous avions raison d'espérer.
TOP 5 du championnat pilotes :
01. K. Antonelli : 365 points
02. G.Russell : 242 points
03. L. Hamilton : 241 points
04. M. Verstappen : 236 points
05. C. Leclerc : 233 points
Classement des constructeurs :
01. Mercedes : 607 points
02. Ferrari : 474 points
03. Red Bull : 355 points
04. McLaren : 355 points
05. Racing Bulls : 102 points
06. Alpine : 69 points
07. Haas : 30 points
08. Audi : 23 points
09. Williams : 12 points
10. Aston Martin : 7 points
11. Cadillac : 0 point
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Photo : media.ferrari.com