C'est avec une grande frustration et un sentiment de gâchis que nous rédigeons cet article.
Ferrari avait tout pour bien faire : des essais libres très encourageants, une qualif avec Hamilton en pole et Charles troisième, prêt à profiter de l'aspiration de son équipier.
Clarifions d'abord la situation avant le départ. Aucune consigne n'a été donnée dans le clan Ferrari pour le départ, si ce n'est de rendre la place en cas de court-circuitage. Hamilton l'a lui même déclaré en interview : "Nous ne nous sommes pas assis ensemble pour en discuter avant la course." C'est déjà une première erreur, à mettre au crédit de l'équipe.
En enchainant les virages 1, 2 et 3, Charles est agressif mais jusque-là, il n'y a rien à dire. Au virage 4, tout dégénère. Le Monégasque arrive à freiner plus tard que son équipier qui l'emmène au large, l'obligeant à passer dans l'herbe et à couper. Il ressort en tête, Hamilton perd aussitôt la deuxième puisque Verstappen en profite pour s'intercaler. Là, l'histoire est déjà jouée. Charles ne peux pas rendre la place à Hamilton puisqu'il devrait maintenant en rendre deux. Il s'expose donc logiquement à une pénalité de 5 secondes mais ce qui est bizarre, c'est qu'Hamilton ne prend rien alors qu'il faut le dire, il a mis son équipier hors piste.
La suite donne raison au Monégasque qui creuse un écart de 5 secondes avant son premier arrêt et là, comme souvent, Red Bull fait très fort. Verstappen "copie" Charles et rentre en même temps que lui. Il ressort logiquement juste devant laissant Charles dans ses perturbations aéro et là, on sait déjà que la victoire est compromise. C'était trop beau !
Après le drapeau rouge, deuxième départ. Celui de Charles n'est pas idéal, c'est logique puisqu'il est à l'extérieur, dans les boulettes de gommes puisque la piste n'a pas été nettoyée.
En arrivant au premier virage, Charles est sur la bonne trajectoire mais il se replace milieu de piste et bloque sa roue avant-gauche sur une très grande distance. A partir de cet instant, tout est perdu, le podium aussi et c'est un miracle (dont il a le secret) s'il termine quatrième en résistant héroïquement pendant 24 tours à Norris et Russell.
En y repensant, certes depuis notre canapé, on se dit qu'une victoire, voire un doublé aurait pu être acquis. Peu importe que ce soit pour Hamilton ou pour Charles. Malheureusement, sans consignes, que voulez-vous qu'il se passe ? Voir Charles mettre le clignotant et regarder son équipier dérouler ? C'est mal le connaître. Au fond, on le comprend, c'est un compétiteur hors-pair. Norris est devenu champion avant lui alors qu'il est arrivé en F1 plus tard et que du temps du duo d'Alonso - Vandoorne, l'écurie était dernière du classement et faisait peine à voir. Elle s'est relevée et a remporté les deux championnats. Même chose pour Antonelli. Quand Charles est arrivé en F1 en 2018, Antonelli n'était qu'en 60Mini, soit la toute première catégorie de karting internationale ! Il a eu la meilleure voiture, il est devenu champion avant lui.
Alors ce n'est peut-être pas une excuse, mais quelque part, on se dit que puisque Ferrari n'est pas capable de lui offrir une voiture capable de gagner à chaque course, Charles se rabat sur les potentielles victoires qui s'offrent à lui. Parfois ça marche, parfois non, hier c'était une occasion manquée.
Vasseur ne défend personne et le dit lui même : "Je ne pointe personne du doigt. Je veux leur parler. Je pense que Lewis a aussi élargi sa trajectoire." Quoi qu'il en soit, c'est une nouvelle preuve que Ferrari n'a pas une vision claire de la façon d'organiser les courses.
Le pire c'est que Charles aurait pu être deuxième du championnat et repasser enfin devant Hamilton. Il se retrouve donc de nouveau à courir après les points perdus et après son équipier. Maintenant, il faut en récupérer le double (16 contre 8 après Austin). Heureusement que Sao Paulo arrive dès ce week-end pour nous aider à oublier tout ça !
TOP 5 du championnat pilotes :
01. K. Antonelli : 380 points
02. M. Verstappen : 261 points
03. L. Hamilton : 259 points
04. G.Russell : 250 points
05. C. Leclerc : 245 points
Classement des constructeurs :
01. Mercedes : 630 points
02. Ferrari : 504 points
03. Red Bull : 380 points
04. McLaren : 371 points
05. Racing Bulls : 104 points
06. Alpine : 74 points
07. Haas : 30 points
08. Audi : 23 points
09. Williams : 12 points
10. Aston Martin : 7 points
11. Cadillac : 0 point
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Photo : media.ferrari.com