Exclu : Jules Bianchi nous parle de Charles Leclerc !

Nous sommes très fiers aujourd'hui de vous présenter un entretien exclusif avec Jules Bianchi, parrain sportif de Charles Leclerc et pilote de Formule 1 chez Marussia. Cette interview a eu lieu après le GP d'Italie, couru le weekend dernier. Nous tenons à remercier Jules, ainsi que Tracy Novak de Marussia, et Olivier et d'All Road Management qui ont rendu cet entretien possible.

Première question banale : Comment avez-vous connu Charles ?
En fait, nos pères sont amis depuis toujours, donc nous nous connaissons bien depuis notre enfance. Charles a d’ailleurs roulé pour la première fois en kart sur la piste que gérait mon  père à Brignoles.

Vous avez effectué vos premiers tours de roues en kart, dès l’âge de trois ans. Quels sont les souvenirs qu’il vous reste de ces premières années en karting ?
Honnêtement je n’ai pas de réel souvenir. Mais j’ai entendu l’histoire tellement souvent…

Dix ans plus tard, vous voici dans l’équipe de kart "Maranello" et c’est à cette occasion que vous rencontrez Armando Filini.
Aujourd’hui, ce dernier s’occupe de Charles Leclerc chez ART GP.
Quel est votre meilleur souvenir en kart mondial et pourquoi ?
Mon meilleur souvenir est la course de Suzuka en 2005 : c’était vraiment une course exceptionnelle et c’était ma première grande victoire. J’en ai vraiment un souvenir particulier.

Aujourd’hui vous êtes le parrain sportif de Charles Leclerc.
Quelle aide lui apportez-vous exactement et est-ce que le monde de la F1 a rendu votre relation plus difficile à entretenir ?
Malheureusement, je ne vois pas souvent Charles mais nous nous parlons souvent au téléphone, et nous roulons assez régulièrement ensemble en karting. J’ai peu de choses à lui apprendre par rapport au kart mais j’ai un parcours dont il souhaite s’inspirer et je pense que cela lui donne parfois le coup de "boost" supplémentaire lorsque il rencontre une difficulté.

Nous avons pu voir que lorsque votre emploi du temps vous le permet, vous êtes souvent à Lonato en compagnie de Charles pour faire quelques tours en KZ.
Est-ce seulement pour le plaisir ou est-ce que vous participez également au développement du châssis "TS-01 KZ" de cette année ?
Pas aussi souvent que je l’aimerais ! C’est simplement du plaisir. Rouler en kart me procure des sensations uniques et c’est un très bon entrainement physique !

Si l’on compare vos temps à ceux de Charles. Quel est le constat ?
Question suivante ?! (sourire)

Sauf grosse surprise, Charles devrait rejoindre la monoplace dès l'année prochaine. Quelles sont les principales difficultés qu’il pourrait rencontrer en passant du karting à la monoplace ?
Passer du kart à la voiture est un grand pas. Le pilotage est totalement différent. Il ne devra pas confondre vitesse et précipitation. Il aura, je pense, un bon programme de tests cet hiver et il doit bien prendre le temps de travailler même si je ne suis pas inquiet. Charles saura s’adapter rapidement.

Vous êtes le premier pilote à avoir intégré la Ferrari Driver Academy et à l’heure actuelle, cette prestigieuse école compte trois autres pilotes. Pouvons-nous imaginer que Charles puisse l’intégrer un jour grâce à votre aide ?
Pourquoi pas. S’il continue a progresser, à travailler et qu’il obtient de bons résultats, il aura sa place dans un programme de jeunes pilotes géré par un constructeur.

Quelles sont les principales qualités de Charles en tant que pilote ?
Tout d’abord, il est naturellement très rapide. Il fait peu d’erreurs et sait saisir les opportunités pour dépasser. Il est par ailleurs très déterminé et veut toujours gagner !

Votre grand-oncle a remporté les 24 heures du Mans en 1968 et votre grand-père y a participé à quatre reprises. Si l’on suit la logique du fameux "Jamais deux sans trois", pensez-vous que dans quelques années, vous pourriez éventuellement y prendre part, et pourquoi pas avec Charles ?
La course des 24h du Mans est une course mythique. Je pense que cela pourrait m’intéresser un jour, mais nous en sommes encore loin et c'est donc encore plus loin pour Charles !

Vous faites pour le moment très belle impression pour votre première année comme pilote titulaire chez Marrussia. Quelles sont vos options pour l’année prochaine ?
Il est vrai que ma première saison se passe bien, et j’en suis satisfait.
J’apprends énormément et j’emmagasine beaucoup d’expérience. Pour 2014, mon manager Nicolas Todt, est en discussions et j’ai confiance qu’il trouvera la meilleure solution pour moi.

Que manque-t-il à la Marussia pour rattraper puis dépasser les Caterham en performances pures ?
Marussia est composée de gens de grande valeur, et toute l’équipe donne toujours le maximum pour exploiter au mieux la matériel que nous avons. Il est vrai que nous sommes limités en terme de développement et c’est là où nous avons perdu du terrain. Au début de la saison, notre voiture était meilleure mais nous pâtissons actuellement d’un développement limité.

Quelles sont les disciplines sur lesquelles vous pourriez éventuellement vous tourner après votre carrière en F1 ?
Nous n’en sommes pas encore là ! Pour le moment j’espère rester le plus longtemps possible en Formule 1 et obtenir de bons résultats.

Merci d’avoir pris un moment pour nous répondre, bonne chance pour le reste de la saison ainsi que pour la suite de votre brillante carrière !

Photo : sport24.com

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