F1 - Hungaroring : pas de podium et pas de miracle non plus !

Après deux erreurs (Allemagne et hier en Q1), Charles a fait un premier pas dans le bon sens après avoir redressé la barre en qualifications.
A la mi-saison plus une course, le Monégasque est revenu à hauteur de Sebastian Vettel puisque chacun a battu l'autre à 6 reprises.
Si le bilan de la première moitié de saison sera publié d'ici quelques jours, le Monégasque est encore un peu loin de son chef de file en course, puisque le score est de 7 à 4 en sa défaveur. Néanmoins, les choses pourraient changer assez vite. Evidemment, dans cette statistique, il faut prendre en compte les consignes d'équipes du début de saison.

Côté piste, sachez que Giovinazzi s'élance avec trois places de pénalités pour avoir gêné Stroll en Q1. En fond de grille, Ricciardo passe de la dix-septième à la dernière place puisque Renault a profité de cette qualification désastreuse pour changer toutes les pièces autour du moteur de l'Australien.

Si Verstappen et les Mercedes semblent intouchables, la chaleur pourrait venir en aide aux Ferrari.

Le tour de formation lève le voile sur le choix de pneus :
En tendres (rouges) : Norris, Sainz, Grosjean et Räikkönen.
En médiums (jaunes) : le reste de la grille.
En durs (blancs) : Ricciardo.

A l'extinction des feux, Verstappen garde le bénéfice de sa pole position tandis que les Mercedes se gênent et finissent par se toucher au virage 2. Avant le troisième, Charles prend l'avantage sur le Finlandais mais il touche son aileron avant en se rabattant un peu trop tardivement. Heureusement, il ne sera pas pénalité pour ça.

Au cinquième tour, Vettel a passé Bottas qui ne s'arrête toujours pas. Pourtant, il est deux secondes moins rapide que les hommes de tête et il faut attendre le sixième tour pour que cela soit fait. Il repart en pneus durs (blancs) et en dernière position.

Après dix tours de course, Verstappen mène toujours avec deux secondes d'avance sur Hamilton. Si Ferrari annonce à Charles qu'il reste sur le plan A, l'ingénieur de Vettel lui dit qu'il est maintenant sur le B tandis que l'écart se stabilise autour de 2,5 secondes. Après 15 tours de sieste où l'on a vraiment piquer du nez, Verstappen rentre aux stands pour passer les durs (blancs) mais il a tellement d'avance sur les Ferrari qu'il ressort trois secondes devant elles ! Inquiétant quand même...

Au vingt-huitième tour, c'est au tour de Charles de s'arrêter pour monter les pneus durs. Le Monégasque repart quatrième avec une piste libre et avec la consigne d'attaquer durant ses premiers tours sur cette gomme. Pendant ce temps, Hamilton s'arrête également après un arrêt moyen.

A la mi-course, Verstappen a perdu ses 6 secondes d'avance sur Hamilton en seulement trois tours. La Red Bull voit ses rétroviseurs entièrement gris puisque Hamilton est juste derrière lui. Troisième, Vettel ne s'est toujours pas arrêté tandis que Charles profite de ses pneus frais pour combler l'écart avec son équipier. Signalons que Vettel semble être parti sur une stratégie à un seul arrêt contrairement à Charles qui pourrait en faire deux.

Au quarantième tour, soit 30 avant l'arrivée, Vettel entre enfin aux stands mais il passe au plan C et donc aux pneus tendres (rouges). A cet instant, l'écart avec Charles est de 20 secondes mais dix tours plus tard, l'Allemand n'a repris que trois secondes. Pour le moment, on y croit !

Pendant ce temps, Hamilton s'arrête une deuxième fois pour mettre les médiums (jaunes), obligeant Verstappen à aller jusqu'au bout avec ses vieux pneus pour ne pas subir l'undercut. Le Britannique ressort à 20 secondes avec une mission impossible... sauf pour lui !

A dix tours de l'arrivée, Vettel est revenu à dix secondes de Charles, au rythme moyen d'une seconde au tour. Le podium s'envole inexorablement.

A trois tours de l'arrivée, Hamilton est revenu dans le sillage de Verstappen et profite du DRS pour prendre la tête de la course sans aucun problème. La Red Bull n'a rien pu faire face à la Mercedes.
Cette fois, Verstappen est dans la situation inverse du Grand Prix d'Autriche, puisqu'il avait pris la tête (à Charles) à quelques tours de l'arrivée. En parlant de lui, il se fait à son tour manger par Vettel et dit adieu au podium sans avoir eu les armes pour lutter. Sur la même gomme, le résultat n'aurait peut-être pas été le même.

Sous le drapeau à damiers, Hamilton remporte le Grand Prix de Hongrie devant Verstappen, auteur du meilleur tour en course. Vettel complète le podium mais il est à plus d'une minute de la victoire, ce qui est vraiment inquiétant. Si les rouges veulent monter sur la plus haute marche du podium, Spa-Francorchamps et Monza semblent être leur deux seules chances d'y parvenir.

Comme nous l'avons dit, Charles termine quatrième mais sans pouvoir y faire grand chose. Il a fait 30 tours en médiums (jaunes) et 43 en durs (blancs) quand Vettel a fait pratiquement l'inverse, avec 42 tours en médiums et 32 en tendres (rouges). A l'arrivée, il n'y a que 4 secondes d'écart entre les Ferrari. La différence est infime et Vettel termine devant uniquement parce qu'il avait les bons pneus. Le vrai souci, c'est la minute de retard sur le vainqueur.

Au championnat, Verstappen file vers la deuxième place de Bottas laissant derrière lui des Ferrari bien pâles. Vettel reprend trois points à Charles qui reste cinquième, mais relégué à 24 points de son quadruple Champion du Monde d'équipier. Les vacances vont faire du bien à tout le monde et le combat pour la quatrième place (puisqu'il n'y a que ça à espérer) sera intéressant à voir !

Enfin, pour finir sur une note positive, on peut dire que Charles est vraiment dans le rythme de Vettel et que c'est la voiture qui ne marche pas. Evidemment, il y a eu des erreurs de la part de Charles et de Ferrari mais le problème principal face à la concurrence reste le concept de la SF90. Même si Charles est un peu décroché au championnat depuis son erreur en Allemagne, la situation n'est pas du tout catastrophique, en tout cas pas autant que celle de Gasly chez Red Bull. Le Français que l'on sait très ami avec Charles a seulement terminé sixième, derrière Sainz et à un tour de son équipier (comme en Autriche). Voilà une situation bien plus préoccupante dont on espère qu'il parviendra à se sortir !

Classement de la course :
01. L. Hamilton (Mercedes) Vainqueur
02. M. Verstappen (Red Bull) + 17''796
03. S. Vettel (Ferrari) + 1'01''433
04. C. Leclerc (Ferrari) + 1'05''250
05. C. Sainz (McLaren) + 1 tour
06. P. Gasly (Red Bull) + 1 tour
07. K. Räikkönen (Alfa Romeo) + 1 tour
08. V. Bottas (Mercedes) + 1 tour
09. L. Norris (McLaren) + 1 tour
10. A. Albon (Toro Rosso) + 1 tour
11. S. Perez (Racing Point) + 1 tour
12. N. Hülkenberg (Renault) + 1 tour
13. K. Magnussen (Haas) + 1 tour
14. D. Ricciardo (Renault) + 1 tour
15. D. Kvyat (Toro Rosso) + 2 tours
16. G. Russell (Williams) + 2 tours
17. L. Stroll (Racing Point) + 2 tours
18. A. Giovinazzi (Alfa Romeo) + 2 tours
19. R. Kubica (Williams) + 3 tours
20. R. Grosjean (Haas) OUT

TOP 5 du classement pilotes :
01. L. Hamilton : 250 points
02. V. Bottas : 188 points
03. M. Verstappen : 181 points
04. S. Vettel : 156 points
05. C. Leclerc : 132 points

Classement des constructeurs :
01. Mercedes : 438 points
02. Ferrari : 288 points
03. Red Bull : 244 points
04. McLaren : 82 points
05. Toro Rosso : 43 points
06. Renault : 39 points
07. Alfa Romeo : 32 points
08. Racing Point : 31 points
09. Haas : 26 points
10. Williams : 1 point

Déclaration de Charles après l'arrivée :
"Ce fut une course très difficile. Le premier relais n’était pas mauvais au début mais après six ou sept tours, nous avons ensuite connu une dégradation très rapide des pneus. La Mercedes et la Red Bull allaient de plus en plus fort et c’était impossible de les suivre. A la fin du premier relais, je me suis battu avec les pneus arrière et la même chose s’est produite à la fin du deuxième relais. Il y a certainement quelque chose à apprendre de cette course. Sebastian n’a pas autant souffert que moi, donc je dois comprendre ce qu’il fait mieux que moi sur la piste et où la dégradation des pneus est importante. Pour être honnête, notre performance d’hier nous a surpris. Dès le début du week-end, j’étais sûr que la course serait très compliquée pour nous et ce fut bien le cas.
C’était peut-être plus difficile que nous le pensions.
C’est bien de partir quelques semaines en vacances, mais après cette claque prise aujourd’hui. Je veux déjà remonter dans la voiture et trouver le meilleur chemin à suivre pour essayer de me rapprocher de Mercedes et de Red Bull."

2 réflexions au sujet de « F1 - Hungaroring : pas de podium et pas de miracle non plus ! »

  1. L'avantage de mercedes a sans doute été l'info et l'étude des premiers blancs de Bottas . Le stratège de l'écurie a percuté que les blancs n'iraient pas au bout , donnant à Ham une tentative nouvelle après son premier dépassement manqué sur Verstap.

    Charles l'a subi à ses dépends . Quand j'ai vu Vettel mettre des rouges , c'était cuit.
    Je vais finir par faire des offres de service chez féfé. -))

    Je reste très optimiste , la chance , dans le sens les aléas , va être de son coté .Sera t il le roi de Spa ? On y croit..

    Ps : je mets Ocon favori pour le 2eme baquet Mercedes ....

    Vivement la rentrée !

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