F1 - Mexico : la stratégie n'était pas la bonne

Après les trois places de pénalité de Verstappen, Charles se retrouve en pole position devant Vettel (sur la partie sale) et Hamilton, qui peut être titré dès aujourd'hui. Attention à Verstappen qui a le couteau entre les dents et qui, pour continuer sur sa lancée d'hier, pourrait bien être capable de tout au premier virage.

Le tour de formation nous indique le choix de pneus de chacun :
En tendres (rouges) : les McLaren et les Toro Rosso.
En médium (jaunes) : tout le reste de la grille sauf la Renault de Ricciardo qui part en durs (blancs).

A l’extinction des feux, Charles prend un bon départ et cette fois, Vettel prend bien soin de tasser Hamilton pour lui voler l'aspiration du Monégasque. Au premier virage, Verstappen fait l'intérieur à Hamilton mais les deux pilotes partent en survirage et se touchent. S'il n'y a pas de dégâts sur les deux voitures, ils sont contraints de passer par la pelouse. Hamilton retombe cinquième, Verstappen huitième. Un peu plus loin, Vettel tente de décroiser Charles et il touche légèrement son équipier. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal pour les Ferrari !

Au cinquième tour, Charles mène avec deux secondes d'avance sur Vettel tandis que Verstappen fait une nouvelle fois parler de lui. En tentant une attaque suicide sur Bottas, il touche l'aileron avant du Finlandais et crève sa roue arrière-gauche juste après avoir passé la ligne de départ. Il doit faire un tour complet au ralenti avant de repartir bon dernier avec des pneus durs (blancs). A force de se croire au-dessus des règles et s'être tiré une première balle dans le pied hier, il s'en tire une autre aujourd'hui avec cette nouvelle erreur. Preuve qu'il n'a toujours pas appris.

Au quinzième tour, Albon (troisième) rentre aux stands pour changer de pneus et tenter l'undercut sur au moins une des deux Ferrari. Il repart cinquième mais Sainz s'empresse de le dépasser et de lui fermer toutes les portes alors qu'il a des pneus en fin de vie. Au tour suivant, Charles couvre la stratégie du Thaïlandais et s'arrête pour remettre lui aussi les médiums (jaunes). Il repart largement devant lui puisqu'il a perdu au moins 5 secondes derrière Sainz. Au même instant, on demande à Vettel ce qu'il pense du "plan C" qui serait probablement un seul arrêt pour mettre des durs (blancs).

Entre le dix-neuvième et le vingt-cinquième tour l'écart entre Vettel (premier) et Charles (quatrième) passe de 17''4 à 13''6. C'est à cet instant que Mercedes rappelle Hamilton pour chausser les durs (blancs) avec pour mission de rallier l'arrivée avec ce train-là.

Au trente-sixième tour, l'écart entre Vettel et Charles est descendu à 9 secondes mais l'Allemand a perdu presque trois secondes, bloqué derrière Gasly et Sainz qui se battent pour la treizième place.

Quatre tours plus tard, Charles retrouve la tête de la course après l'arrêt de Vettel pour passer les durs (blancs). Si le Monégasque doit encore s'arrêter, il devance Hamilton de plus de 8 secondes, Albon est de 11 et Vettel de 14, même si ce dernier a de la gomme fraîche.

Au quarante-quatrième tour, Charles revient dans les stands pour chausser les pneus durs. Malheureusement, son arrêt se passe mal à cause d'un mauvais serrage de la roue arrière-droite. Il perd 3 bonnes secondes dans l'affaire. Signalons que c'est le troisième pilote à avoir un problème de la sorte cet après-midi.

La fin de course est favorable à Charles puisque les trois premiers sont englués dans le trafic. Si les retardataires ne sont pas forcément prévenus du moment précis où arrivera Hamilton, ils le seront forcément lorsque le Monégasque sera dans leur sillage puisqu'il revient très vite sur la tête de course.

A dix tours de l'arrivée, Hamilton mène avec 2,6s sur Vettel, 4,3s sur Bottas et 7,1s sur Charles qui a perdu une bonne seconde à cause d'un blocage de roues. Malheureusement il ne revient plus assez sur les trois leaders pour tenter quoi que ce soit et semble résigné à finir à cette place.

Sous le drapeau à damiers, Hamilton remporte le Grand Prix du Mexique avec 2 secondes d'avance sur Vettel, 4 sur Bottas et 7 sur Charles. En étant le seul a avoir eu une stratégie différente parmi les quatre premiers, on ne comprend pas trop ce que Ferrari voulait faire. En plus de ça, il a été très malchanceux lors de son arrêt qui lui a fait perdre 3 secondes mais malheureusement, c'est la dure loi du sport mécanique.

Finalement, Mercedes a encore fait le boulot avec une bonne stratégie et une très bonne gestion des pneus. Ferrari partait avec ses deux voitures en première ligne et elle n'a pas été capable d'en mettre une sur la plus haute marche du podium. Il s'agit-là du simple résumé de cette saison 2019, même s'il faut avouer que les Ferrari sont revenues dans le match, mais trop tard pour espérer un quelconque titre.

Au championnat pilotes, il ne manque que quatre points à Hamilton pour être titré. Pour ce qui est de la bataille pour la troisième place, Charles profite de son meilleur tour en course pour garder 5 points d'avance sur Vettel et 16 sur Verstappen. Rendez-vous la semaine prochaine aux USA en espérant que les choses se passent un peu mieux !

Classement de la course :
01. L. Hamilton (Mercedes) Vainqueur
02. S. Vettel (Ferrari) + 1''766
03. V. Bottas (Mercedes) + 3''553
04. C. Leclerc (Ferrari) + 6''368
05. A. Albon (Red Bull) + 21''399
06. M. Verstappen (Red Bull) + 1'08''807
07. S. Perez (Racing Point) + 1'13''819
08. D. Ricciardo (Renault) + 1'14''924
09. P. Gasly (Toro Rosso) + 1 tour
10. N. Hülkenberg (Renault) + 1 tour
11. D. Kvyat (Toro Rosso) + 1 tour
12. L. Stroll (Racing Point) + 1 tour
13. C. Sainz (McLaren) + 1 tour
14. A. Giovinazzi (Alfa Romeo) + 1 tour
15. K. Magnussen (Haas) + 2 tours
16. G. Russell (Williams) + 2 tours
17. R. Grosjean (Haas) + 2 tours
18. R. Kubica (Williams) + 2 tours
19. K. Räikkönen (Alfa Romeo) OUT
20. L. Norris (McLaren) OUT

TOP 5 du championnat pilotes :
01. L. Hamilton : 363 points
02. V. Bottas : 289 points
03. C. Leclerc : 236 points
04. S. Vettel : 230 points
05. M. Verstappen : 220 points

Championnat des constructeurs :
01. Mercedes : 652 points
02. Ferrari : 466 points
03. Red Bull : 341 points
04. McLaren : 111 points
05. Renault : 73 points
06. Racing Point : 64 points
- Toro Rosso : 64 points
08. Alfa Romeo : 35 points
09. Haas : 28 points
10. Williams : 1 point

Déclaration de Charles après l'arrivée : 
"Forcément, je ne suis pas content de ce résultat. Nous partions en pole, nous avons gardé cette place après le premier virage et c'était l'une des choses les plus importantes à faire. Ensuite, nous avons été obligés de couvrir la stratégie d'Albon  et mon deuxième relais n'a pas été incroyable. C'est surtout cette stratégie de deux arrêts qui a été difficile à tenir puisqu'à chaque fois que je revenais sur une voiture, je surchauffais mes pneus et mon moteur. C'était une course très compliquée mais très honnêtement, je pense que même sans ce mauvais arrêt il m'aurait été très compliqué de doubler à cause des problèmes de surchauffe." 

2 réflexions au sujet de « F1 - Mexico : la stratégie n'était pas la bonne »

  1. 2 arrêts ( hors Sc ou vsc ) c'est toujours plus risqué qu'un seul . Si féfé pouvait l'avoir compris . Les voitures sont quasi indoublables dans leur configuration actuelle sur la majeure parie des circuits . Si féfé pouvait l'avoir compris .
    Et puis pourquoi arrêter si tôt charles alors qu'il creusait l'écart sur Vettel et les autres ? Albon n'était pas une réelle menace .
    La pole et surtout le hole shot sont une prime à la moindre usure pneumatique . Pourquoi la vendanger si tôt ?
    Que de regrets !
    Si féfé n'est pas capable d'avoir une stratégie efficace , alors qu'ils calquent celle des mercedes ...ce sera plus fiable ...-))
    Au vu de ces évenements ,on peut réellement craindre que 2020 ne soit le remake de 2019 .
    Allez , charles une 8ème pole .... on est accroc maintenant ..-)

    1. Salut Pascal ! Malheureusement vous avez tout dit dans votre commentaire.
      On a un peu l'impression que lorsque la voiture est performante, la stratégie foire et lorsque la stratégie est bien, c'est la voiture qui ne l'est pas.
      Bref, il y a toujours une faille ça ou là qui fait que Ferrari n'arrive que très rarement à tout mettre bout à bout. Mercedes sont encore plus forts que Ferrari des années 2000...

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