F1 2026 - Spa-Francorchamps : Un podium bien mérité

Quinze jours après la première victoire de Charles à Silverstone, nous nous retrouvons sur le circuit le plus long de la saison. C'est l'un des tracés préférés des pilotes, si ce n'est leur favori, et surtout l'endroit où la météo est la plus imprévisible. Spa-Francorchamps et son mythique Raidillon nous accueillent. Ferrari n'apporte aucune évolution pour ce week-end au format traditionnel. La Scuderia déclare même qu'elle ne devrait pas être particulièrement performante, le circuit étant très dépendant de la puissance moteur. Cela dit, elle a tenu exactement le même discours avant Silverstone, et l'on se souvient tous du résultat.

Concernant le week-end, les séances d'essais libres sont plutôt calmes et sont dominées par la Mercedes d'Antonelli. La dernière séance est marquée par la sortie de piste d'Hamilton, qui endommage l'arrière de sa Ferrari. Les Rouges se montrent assez discrètes. De son côté, Russell se plaint, comme en Grande-Bretagne, d'un manque de vitesse de pointe. Rappelons que Toto Wolff était intervenu alors pour affirmer clairement qu'il n'existe aucun problème de ce côté-là sur la Mercedes.

En qualifications, les Ferrari se montrent un peu plus compétitives, même si cela ne suffit pas pour décrocher une place en première ligne. Antonelli confirme une nouvelle fois son aisance au volant de sa monoplace et inflige trois dixièmes à Verstappen, pourtant aidé par l'aspiration de son coéquipier. Charles signe le quatrième temps, suivi d'Hamilton.

La course, bien qu'elle ne compte que quarante-quatre tours sur un tracé de plus de sept kilomètres, est relativement calme, avec tout de même quelques faits marquants. Le premier est l'excellent départ de notre pilote Monégasque, qui remonte jusqu'à la deuxième place avant de se faire dépasser quelques tours plus tard par Verstappen. L'autre événement de ce premier tour est la sortie de piste de Russell. En refermant la porte sur Hamilton, il ne laisse au Britannique d'autre choix que le contact, qui l'envoie dans le bac à gravier. Le pilote Ferrari écope d'une pénalité de cinq secondes.

Bien que la voiture de sécurité fasse son apparition, la relance reste assez calme. La course suit ensuite son cours jusqu'à une première voiture de sécurité virtuelle, dont les pilotes de tête ne peuvent malheureusement pas profiter. Quelques tours plus tard, une seconde VSC est déclenchée pour permettre l'évacuation de débris. Cette fois, Charles, alors leader de la course et tandis que tous ses principaux concurrents ont déjà effectué leur arrêt, plonge dans la voie des stands, accompagné de son coéquipier, pour un double arrêt chez Ferrari.

L'arrêt du Monégasque se déroule sans le moindre problème. En revanche, celui d'Hamilton tourne mal. Malgré l'exécution de sa pénalité, les feux passent au vert trop tôt et le Britannique percute l'un de ses mécaniciens. Plus de peur que de mal : ce dernier s'en sort indemne. En revanche, il n'a pas le temps de régler correctement l'aileron avant de la voiture. Hamilton s'en rend compte quelques tours plus tard, sa Ferrari souffre d'un important sous-virage. Cela ne l'empêche toutefois pas de revenir sur Piastri en fin de course et de récupérer la quatrième place.

Pour Charles, malgré le jeu des arrêts aux stands, il conserve la tête de la course. Mais Antonelli affiche un rythme impressionnant tout au long du week-end. Tour après tour, il revient sur la Ferrari avant de prendre la première place, qu'il ne quitte plus jusqu'au drapeau à damier. Charles reste à environ une seconde et demie de la Mercedes jusqu'à l'arrivée, sans jamais réussir à porter une véritable attaque.

La Scuderia arrivait en Belgique sans le moindre espoir, annonçant même un week-end qui s'annonce presque catastrophique. Pourtant, elle repart avec un nouveau podium et, surtout, cinq points supplémentaires repris sur Mercedes, revenant ainsi à soixante-treize longueurs. Au championnat des pilotes, Hamilton récupère la deuxième place, tandis que Charles grapille de nouveau des points sur son coéquipier. Plus encore que les résultats, c'est la dynamique qui change : la mauvaise spirale de ces dernières semaines semble désormais appartenir au passé. Petit mot sur Alpine, qui continue sa lutte au classement avec Racing Bulls et ainsi pour montrer qu'ils sont la cinquième force du plateau.

Nous croisons désormais les doigts pour le week-end prochain !

Notes de CLF :
Cédric : 13 | Emilie :  15| Franck : 13 | Fred : 14

TOP 5 du championnat pilotes :
01. K. Antonelli : 204 points
02. L. Hamilton : 159 points
03. G. Russell : 154 points
04. C. Leclerc : 126 points

05. L. Norris : 103 points

Classement des constructeurs : 
01. Mercedes : 358 points
02. Ferrari : 285 points
03. McLaren : 195 points
04. Red Bull : 151 points
05. Alpine : 61 points
06. Racing Bulls : 61 points
07. Haas : 21 points
08. Williams : 11 points
09. Audi : 10 points
10. Aston Martin : 1 point
11. Cadillac : 0 point

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