La saison 2026 de Formule 1 a bel et bien débutée ce week-end en Australie. Menée par une nouvelle réglementation aérodynamique et moteur, les discussions et les impressions autour de cette année vont bon train et si notre rôle chez CLF a été jusqu'à présent de vous conter le roman de notre sport préféré, nous souhaitons évoluer et simplifier nos articles à la fin des week-ends. Plus court et concis, nous voulons que nos suiveurs (à qui nous souhaitons les remercier pour leur fidélité) aient davantage notre ressenti et notre avis sur la course de Charles, sur le comportement de la bien-née SF-26, sur les rumeurs et informations circulant dans le paddock. La formule évolue, mais la passion et l'amour que nous portons pour notre Pin's à roulettes sont intacts à l'orée de cette nouvelle ère !
Les essais hivernaux s'étant bien terminés pour Charles et Ferrari, nous attendions avec impatience les premiers tours de piste de l'autre côté du globe, à Melbourne. Le sourire de Charles en zone d'interview ne trompait pas, la voiture que Maranello a offert au Monégasque et à Lewis Hamilton est de bonne facture, en attendant une année de développement intense pour les ingénieurs, qui doivent nous donner espoir dans le cadre d'une lutte pour des victoires régulières, pour des titres mondiaux. Que ce soit d'un point de vue aérodynamique ou moteur, les Rouges ont visiblement fait du très bon travail. Malheureusement, Mercedes a trouvé une faille dans le règlement et se trouve sur une autre planète en matière d'exploitation moteur. Si le compromis trouver avec les autres motorisées laisse entrevoir une sortie de crise au 1er juin, il n'est pas agréable de savoir que pendant trois mois, les Flèches d'argent seront potentiellement intouchables. La FIA fait probablement ce qu'elle peut légalement parlant, mais a (une nouvelle fois) provoqué la situation actuelle avec un règlement qui avantagerait l'écurie allemande.
La vraie douche froide intervient samedi vers 7h du matin, au moment de la Q3. Les deux Mercedes sont à huit dixièmes de la concurrence et tuent beaucoup de rêves. Ferrari semblent avoir eu du mal à bien exploiter les nouvelles règles de cartographie moteur mais il n'en reste pas moins que visuellement Russell, le poleman, est sur un fauteuil pour remporter le Grand Prix du lendemain. Nous sommes forcés de rejoindre l'avis de l'ensemble des pilotes qui disent que ces monoplaces ne sont pas agréables à conduire et que l'intérêt des qualifications, c'est-à-dire rouler à la limite des capacités, est largement revu à la baisse. Charles parvient à se hisser en quatrième position, devant Hamilton septième.
Le Grand Prix a été mouvementé sur la première partie de la course, moins sur la suite lorsque les écarts étaient trop grands. Le départ canon des Ferrari et surtout celui de Charles nous a tous fait bondir à 5h du matin. La lutte avec Russell pour la tête de la course était très agréable à suivre (même si une meilleure réalisation TV avec l'état de la batterie et son niveau d'utilisation serait bien venue). Toutefois on sentait que tout cela était artificiel, que les dépassements ne valait pas aussi cher que ceux qu'on avait l'habitude de voir jusqu'à présent.
Charles avait fait le travail en conduisant avec panache et audace, mais c'était sans compter sur sa malchance légendaire et sur une stratégie d'équipe douteuse, une nouvelle fois. Tout le monde derrière leurs écrans savaient que ne pas s'arrêter lors de la première VSC provoquée par la casse moteur d'Hadjar pourrait coûter la victoire à Charles ou à Hamilton. Néanmoins, si une véritable voiture de sécurité était intervenu plus tard dans la course, le pari était gagné. Or ce n'était pas le cas et Mercedes n'a même pas eu à dépasser les pilotes Ferrari sur la piste pour assurer le premier doublé de leur écurie cette saison. Charles termine troisième juste devant son coéquipier et à eux deux permettent de lancer l'écurie vers de belles promesse.
La frustration est grande chez les tifosi car le podium est certes une première pierre de posée, mais Charles nourrit une déception sans équivoque. La réglementation moteur fait beaucoup réagir, d'autant plus que Ferrari impressionne dans le paddock. Par exemple, le champion en titre Lando Norris (oui il est bien champion, vous l'aviez oublié, nous non...) assure que Charles a dans ses mains la meilleure voiture.
Un nouvel aileron arrière, celui qui a fait couler beaucoup d'encre durant les essais hivernaux, doit être amené en Chine dès ce week-end puisque la situation géopolitique au Moyen-Orient ferme jour après jour les portes à l'organisation des GP à Bahreïn et en Arabie Saoudite, libérant ainsi du poids sur les finances pour la saison.
Photo : Media Ferrari