F1 - Barcelone : des Ferrari totalement impuissantes !

Le ciel est gris mais sans la moindre goûte de pluie lorsque démarrent les essais libres 3. Si Ferrari se dépêche de prendre la piste, Mercedes fait tout l'inverse et patiente tranquillement. Au moment où Charles signe un premier temps de référence en 1'19''334, Bottas n'est même pas encore casqué.

Sur les premières tentatives, Vettel se place en tête (1'18''255) mais Charles est dans son sillage, en 1'18''321. Signalons même un petit tête à queue sans gravité pour l'Allemand.

Il faut attendre 20 minutes pour voir Bottas en piste avec les médiums (jaunes) mais le Finlandais se fait piéger par ses pneus froids.
Au cinquième virage, il part en tête à queue et termine coincé dans le bac à graviers. Drapeau rouge.

A la reprise, Hamilton se place en tête en collant pas moins de six dixièmes aux Ferrari qui travaillent encore sur leurs réglages. Sur la voiture de Charles, on travaille sur les barres anti-roulis mais également sur les barres de torsions.

En fin de séance, Hamilton améliore le meilleur temps en 1'16''568 devant Charles en 1'17''099 et Bottas en 1'17''123. Notons que le deuxième drapeau rouge provoqué par la sortie de piste de Russell a avorté les tentatives de bon nombre de pilotes. Belle performance des Haas, cinquième et sixième depuis le début du week-end !

Deux heures plus tard, place aux qualifications !

Q1 - 18 minutes :
Première information, la monoplace de Russell est réparée et il va pouvoir prendre part à la qualification comme tout le monde. Néanmoins, sa boite de vitesse ayant été changée, il aura 5 places de pénalité. Du côté de la météo, les nuages ont laissé place au soleil.

Chez les gros bras, Vettel signe un premier temps en 1'18''068 mais Charles fait mieux en 1'17''835. Sur un deuxième tour lancé, l'Allemand améliore en 1'17''823 mais le Monégasque repasse devant en 1'17''727 avant que Verstappen ne les mettent tout les deux d'accord en 1'17''244. Lorsque les Mercedes arrivent, Bottas signe le meilleur temps en 1'17''175, Hamilton le troisième en 1'17''423. Signalons qu'à cet instant, nous sommes très loin des chronos du matin.

Les éliminés : Hulkenberg, Stroll, Giovinazzi, Russell et Kubica.

Q2 - 15 minutes :
Pour une fois, les Mercedes et les Ferrari sortent en même temps avec dans l'ordre Bottas, Hamilton, Charles et Vettel. Si Bottas semble être très à l'aise en 1'16''269, Hamilton montre qu'il l'est encore plus en signant le record de la piste avec un tour en 1'16''038.
Chez Ferrari on est à des années lumières. Vettel pointe à six dixièmes (1'16''667) alors que Charles a arraché des morceaux de carbone sous son font plat en passant trop large au virage 9. Un petit incident qui pourrait avoir de lourdes conséquences au chrono vis à vis de Vettel.

Dans un dernier run, Bottas reprend de record de la piste à Hamilton en 1'15''924. Derrière, Charles passe en Q3 avec un chrono en 1'16''714 (dans le même millième que Vettel) mais les rouges sont à huit dixièmes de flèches d'argent. Impossible d'espérer mieux que la deuxième ligne.

Les éliminés : Norris, Albon, Sainz, Räikkönen et Perez.

Q3 - 12 minutes :
La Q3 met aux prises les Mercedes, Ferrari, Red Bull, Haas, la Toro Rosso de Kvyat et la Renault de Ricciardo qui prendra trois places de pénalité après son incident avec le Russe à Baku.

Sur le premier run, Bottas signe un tour intergalactique en 1'15''406 collant ainsi plus de six dixièmes à Hamilton qui a été en glisse durant l'intégralité de son tour. Derrière, Vettel est en 1'16''272 pendant que Charles est toujours aux stands. Ses mécaniciens continuent à travailler sur son font plat apparemment bien abîmé.

Le deuxième run voit le retour en piste de toutes les voitures dont celle de Charles. Reparti à 5 minutes du drapeau à damiers, le Monégasque va avoir deux tentatives pour battre Vettel mais ce sera sur un seul et unique train de pneus.

Si Charles signe son premier chrono en 1'16''613 à plus de trois dixièmes de son équipier, ce n'est que la cinquième place, derrière Verstappen. Pendant ce temps, personne n'améliore parmi les quatre premiers.
Seul Charles parvient à améliorer mais ce n'est que pour quelques petits millièmes. Le Monégasque ne partira que cinquième.

Et que dire de l'écart entre Mercedes et Ferrari ?
Si Bottas signe sa troisième pole position en trois courses, l'écart entre lui et Vettel (première Ferrari) est le plus gros jamais enregistré en qualifications depuis le début de la saison. Il y avait 7 dixièmes en Australie, 3 en Chine mais il y en a désormais 8 en Espagne. Il n'y a pas grand chose à dire. La performance n'est pas là.

Même si Charles n'avait pas fait cette petite erreur, le gouffre entre les rouges et les gris n'aurait jamais été comblé, même avec 50 chevaux de plus. Ferrari a beau apporter une évolution moteur, son plus gros point faible reste les virages lents où le moteur ne joue pas un très grand rôle. La SF90 a tellement de sous-virage qu'elle perd un temps fou rien que dans le dernier secteur. Une chose est sûre, il n'y aura pas de miracle ce week-end sauf gros cataclysme.

Et dire qu'il faille remonter jusqu'au Grand Prix du Japon 2018 et d'Italie 2017 pour retrouver un écart supérieur à huit dixièmes entre Mercedes et Ferrari. Et encore, il pleuvait...

Classement des qualifications (sans les éventuelles pénalités) :
01. L.Hamilton (Mercedes)
02. V.Bottas (Mercedes) + 0''634
03. S.Vettel (Ferrari) + 0''866
04. M.Verstappen (Red Bull) + 0''951
05. C.Leclerc (Ferrari) + 1''182
06. P.Gasly (Red Bull) + 1''302
07. R.Grosjean (Haas) + 1''505
08. K.Magnussen (Haas) + 1''516
09. D.Kvyat (Toro Rosso) + 2''167
10. D.Ricciardo (Renault) + 2''700 (+ 3 places)
11. L.Norris (McLaren)
12. A.Albon (Toro Rosso)
13. C.Sainz (McLaren)
14. K.Räikkönen (Alfa Romeo)
15. S.Perez (Racing Point)
16. N.Hülkenberg (Renault)
17. L.Stroll (Racing Point)
18. A.Giovinazzi (Alfa Romeo)
19. G.Russell (Williams) + 5 places
20. R.Kubica (Williams)

Déclaration de Charles après les qualifications :
"Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi j'ai perdu une aussi grosse pièce en passant sur ce vibreur puisque j'y suis passé dessus tout le week-end. Peut-être que je l'ai pris un peu différemment ou que je suis arrivé un peu plus vite et que ça a touché parce que la voiture était un peu plus basse. Quoi qu'il en soit ça ne se joue pas à grand chose mais ça a eu de grosses conséquences. Le comportement de la voiture était légèrement différent en Q3 mais ce n'est rien de bien méchant. Honnêtement, nous savions que Mercedes allait être très rapide aujourd'hui mais c'est vrai que l'écart est énorme".