F1 2022 - Spa-Francorchamps : manque de chance et prise de risque inutile

C'est la rentrée à Spa-Francorchamps et le moins que l'on puisse dire, c'est que beaucoup de pilotes vont se retrouver au fond de la classe ! En effet, pénalisés pour divers changements de pièces, Charles, Verstappen, Norris, Ocon, Schumacher, Zhou et Bottas devront partir depuis le fond de la grille. Seule certitude, Bottas partira quatorzième car c'est celui qui a changé le moins d'éléments. Avec les deux leaders du championnats qui partent de l'arrière, l'opportunité est parfaite pour Sainz même si Perez et les Mercedes veulent également tirer leurs marrons du feu.

Les essais libres : 
La première séance voit les deux Ferrari (Sainz devant Charles) truster les deux premières places mais la performante est peu représentative en raison de la pluie en fin de séance. La deuxième voit Verstappen terminer en tête, huit dixièmes devant Charles qui s'est exclusivement consacré aux longs relais. Le Monégasque veut préparer sa remontée du mieux possible et il a bien raison. Notons que pour cette première journée, Charles avait un package aérodynamique arrière typé Baku en FP1 (aileron inclus) avant d'utiliser une nouvelle version (la sixième) lors de la deuxième. La troisième séance voit Charles partir en tête à queue dans les graviers mais sans gravité.

Les qualifications :
Comme d'habitude, la Q1 n'est qu'une formalité pour Charles. En Q2, il loupe sa première tentative mais réussi parfaitement la deuxième pour se porter en tête pour la première fois du week-end. En Q3, Ferrari se trompe et renoue furtivement avec ses démons. Initialement, il était prévu que Charles utilise sa première tentative pour donner l'aspiration à Sainz afin de lui rendre la pareille du Grand Prix de France. Finalement, les mécaniciens lui ont mis des pneus neufs, mais heureusement, son ingénieur réagit bien et lui dit d'effectuer sa tentative comme si c'était la deuxième, qui sert uniquement à donner l'aspiration à Sainz mais cette fois ce sont les bons pneus qui sont montés, ceux de la Q1.

La course :
Après la pluie de pénalités, Sainz hérite de la pole et s'élance devant Perez, Alonso et Hamilton. Verstappen, initialement quatorzième, gagne une position tout comme Charles suite à un problème électrique sur la voiture de Gasly qui partira des stands.

A l'extinction des feux, Sainz prend un bon départ, Perez un très mauvais, perdant deux places. A la chicane des combes, Hamilton fait l'extérieur à Alonso mais il se rabat trop tôt. Sa roue arrière-droite monte sur la roue avant-gauche de l'Espagnol mettant un terme à la course du pilote Mercedes. Au deuxième tour, Latifi perd sa voiture et Bottas se met dans les graviers pour l'éviter. C'est fini pour le Finlandais et le Safety Car entre en piste le temps de dégager l'Alfa Romeo.

Durant la neutralisation, la malchance frappe Charles puisqu'il reçoit un tear-off dans son écope de frein et doit rentrer aux stands pour changer ses pneus et l'enlever. Il ressort dix-septième, tout est à refaire.

A la relance, il entame sa remontée en dépassant Schumacher, les Alpha Tauri, Zhou, Magnussen, Norris et Stroll. Après l'arrêt des uns et des autres, Charles remonte cinquième et profite d'une piste claire pour se pencher sur la stratégie. Son ingénieur lui propose deux solutions : soit de repasser des médiums et repartir dans le trafic, soit de rester quelques tours de plus sur cette gomme et mettre les durs. Il choisi la deuxième solution et c'est la bonne !

Au moment de son deuxième arrêt, Charles repart neuvième, en pneus médiums et avec une piste claire. Il remonte jusqu'à la cinquième place en gérant très bien sa gomme mais malheureusement, son arrêt anticipé en début de course aura eu raison de sa performance.

A trois tours de l'arrivée, son ingénieur lui demande de rentrer aux stands pour tenter le point du meilleur tour. Charles répond qu'il ne veut pas prendre ce risque "cette fois". Son ingénieur insiste en lui disant de s'arrêter, il obéit. Le Monégasque repasse Alonso dans le dernier tour mais malgré le DRS, il ne parvient pas à gagner ce fameux point du meilleur tour.

Après l'arrivée, c'est la double peine puisqu'il prend 5 secondes de pénalité pour une vitesse excessive dans les stands. Il retombe tombe à la sixième place et perd deux points. A trop vouloir gagner un point, ils en ont perdu deux. C'est un peu à l'image de ce championnat 2022.

Durant toute la course, l'ingénieur de Charles lui a laissé plusieurs opportunités de stratégies et c'est ce que nous voulons garder à l'esprit. Charles semble enfin avoir de nouveau les cartes en main en terme de stratégie et c'est très bien comme ça !

Loin devant, dans une autre galaxie, Max Verstappen remporte une victoire amplement méritée ! Le futur double champion du monde a mené son week-end de main de maître. Même en partant quatorzième, il gagne. Incroyable.

Derrière, Perez termine deuxième, Sainz troisième. Les Ferrari ont pris une énorme pilule de la part des Red Bull et il faudra très vite comprendre pourquoi. La semaine prochaine à Zandvoort sera tout acquis à la cause de Max Verstappen tandis que dans 15 jours, les tifosis accueilleront Ferrari sur ses terres mais... dans quelles conditions ?

Classement de la course :
(A venir)

Déclaration de Charles après l'arrivée : 
"Malheureusement je n'ai rien pu faire d'autre que de m'arrêter dès le troisième tour à cause d'un tear-off qui s'est coincé dans mon écope de frein. C'est pas de chance parce que j'étais très bien parti et que la course aurait pu être belle à cet instant. Malheureusement, j'ai été obligé de faire cet arrêt, j'ai dû tout recommencer en repartant depuis l'arrière et faire deux très longs relais avec les médiums. A la fin, je me suis arrêté pour faire le meilleur tour mais c'est surtout la première partie de course avec le tear-off qui nous a mis dans une mauvaise position. Je n'étais même pas au courant que j'avais pris une pénalité, je l'apprends à l'instant. Pour ce qui est du championnat je n'y pense pas. Les Red Bull étaient sur une autre planète et nous devons comprendre pourquoi mais ce qui est sûr c'est que nous sommes beaucoup trop lents. Je ne crois pas qu'il y aura un miracle d'ici Zandvoort."

 


Photo : Twitter Ferrari

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